Lauréats 2019

  • Lauréat du Grand prix Québecor de la poésie

    MOORHEAD AndreaLe Grand prix Québecor
    du Festival international de la poésie 2019
    est remis à la poète Monique Deland
    pour le recueil
    J'ignore combien j'ai d'enfants
    publié aux éditions du Noroît

     

    C’est ce matin, lors de la conférence de presse du lancement de la programmation du 35e Festival international de la poésie, que la poète montréalaise Monique Deland recevait son prix de 15 000 $. Cette bourse est offerte conjointement par Québecor et le Festival international de la poésie. En plus de son prix, la lauréate est invitée à participer aux dix jours du Festival, une valeur de près de 3 000 $.

    « Le Festival international de la Poésie de Trois-Rivières est devenu une célébration incontournable de notre langue et de ceux et celles qui l’animent par la poésie. Nous partageons avec les organisateurs de l’événement cette volonté de reconnaître les créateurs de talent et de faire découvrir au public des œuvres remarquables qui font rayonner notre langue. Cette année, nous sommes heureux de souligner le caractère d’exception du plus récent ouvrage poétique de Monique Deland, publié aux Éditions du Noroît », a affirmé Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor.

    « Je suis à la fois ému et fier de voir le Grand prix de cette 35e édition du Festival international de la poésie remis à Monique Deland. Elle aborde avec intelligence et sensibilité des thèmes comme le temps, la matière, les souvenirs de famille dont les membres disparus sont justement maintenus en vie par ses poèmes. La pertinence et la force de sa prose comme de ses vers sont appuyés par un style nuancé et concis célébrant ainsi la vie et l'amour par-delà la mort. J'ai hâte de faire découvrir ce merveilleux talent à nos nombreux festivaliers », a déclaré Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie de Trois-Rivières.S

    Avec J'ignore combien j'ai d'enfants, Monique Deland nous donne à lire un recueil étonnant, puissant, bien ficelé mais sans compromis. Elle y explore la thématique de la maternité de façon neuve, originale, dans un lyrisme qui tient pourtant à distance l'émotion pure, cherche la compréhension. Ce livre à l'architecture savamment pensée montre une grande maîtrise autant dans les poèmes en prose que dans ceux en vers, où la concision donne une justesse d'expression. Loin des effets faciles et du tape-à-l'oeil, cette écriture tout en nuances témoigne d'une grande beauté. J'ignore combien j'ai d'enfants est un livre profond, nécessaire, un livre d'amour et de courage qui, malgré la douleur, arrive à « faire la preuve / terrestre / que nous / ne sommes pas / défaits ». C’est une vaste œuvre remplie d’appels entre mère et jumelle, entre vie et mémoire. C’est une danse croisée où la gravité et l’amour rayonnent, où « rien ne disparait », où « écrire est un acte d’avenir ». Ce recueil est à habiter.

    Le jury tient à souligner également le haut niveau des 2 recueils suivants :

    Dans Misère et dialogue des bêtes, publié chez Poètes de brousse, Jean-Marc Desgent poursuit son parcours poétique tout en apportant des motifs inédits. Il veut en effet « réapprendre à marcher » (p.47), cette fois dans la forêt, là où l'attendent une nature sauvage, faune et flore qui ouvrent le poète à son étrangeté en lui faisant découvrir une intériorité nouvelle de la langue. Ce très beau livre nous incite à prendre conscience de ce qu'on a abandonné derrière soi, « l'enfant fixe debout noir dans les arbres » (p.8). Il ne cesse de nous prendre aux tripes avec ses images à la fois mémorables et prophétiques, sa quête de vision dégagée dans un univers multipliant images, mots, sonorités. Ça coule, ça vibre, ça s’accélère. 

    Le recueil L'herbe pousse et les dieux meurent vite de François Charron, paru aux Herbes rouges, fait s'interpénétrer le présent et le passé, l'anecdote et la réflexion métaphysique, le minuscule et le grandiose avec un doigté remarquable. Ces poèmes qui semblent de prime abord hybrides sont fort habilement construits. Ils déploient un univers qui nous propose une écriture de la présence au monde, d’une conversation réelle avec son monde tout en témoignant d'une maturité allant de pair avec une humilité assumée. 

    Le jury responsable de l’attribution du Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie 2019 (FIP) était composé des poètes Anne Peyrouse, Stéphane Despatie et de Louise Dupré, présidente et remis unanimement à la gagnante. 

    Rappelons que ce prix a été créé en 1984 pour rendre hommage à l'œuvre de Gatien Lapointe. Il est accordé à un(e) poète pour un manuscrit inédit ou un livre de poésie publié au cours des 12 mois qui précèdent le 31 mars de l’année en cours.

  • Lauréat Prix de poésie Gatien-Lapointe - Jaime Sabines 2019

    BELANGER Paul credit Normand PoirePhoto : Sonia QuinonesLe prestigieux Prix
    Gatien-Lapointe/Jaime-Sabines 2019
    est remis au poète mexicain 
    Óscar Oliva

     

     

     

    Après lectures et relectures des candidatures soumises par un jury mexicain, le jury québécois, formé des poètes lauréats de ce prix, Louise Dupré (2016), Jean-Marc Desgent (2006)  et de Gaston Bellemare, président-fondateur du Festival international de la poésie, accorde, à l’unanimité, le Prix international de poésie Jaime-Sabines/Gatien-Lapointe 2019, à Óscar Oliva, pour son recueil  Écouter le monde/ Escuchar el mundo  (traduction de Denys Bélanger) publié en coédition par les Écrits des Forges (Trois-Rivières, Québec), UNAM et Editorial Aldus (Mexico, Mexique).


    Dans ce recueil, Óscar Oliva nous offre une poésie qui cherche à témoigner du réel, tous sens déployés, tout en entrant dans le mystère de l’être et du monde. D’une sensualité d’où émerge une grande tendresse, la force de cette écriture tient à la rencontre du corps, du cœur et de l’intelligence : l’observation concrète des choses, les anecdotes du quotidien, les émotions et sentiments conduisent à des réflexions empreintes de sagesse : "J'ai besoin de comprendre. / J'ai besoin d'un mot pour ouvrir le mot / J'ai besoin de mots enfermés dans l'univers obscur ", écrit le poète (p. 45). 

    Homme de forte foi en sa mémoire et ses souvenirs, Óscar Oliva est ce grand poète de la mémoire du monde. L’intensité des émotions de son vécu lui permet, en écrivant, de tout revivre comme lors du moment vécu et de toucher au même niveau son lecteur par ce chemin. Mais chaque mot le fait s’interroger sur lui-même : « À qui appartient ce langage par où je me glisse / pour n’arriver à aucun / endroit ? » (p.93). Car il a bien compris que « Dans le travail  que j’incorpore au désordre, se trouve le changement. / Dans l’effort que je fais et où j’ai tout gagné ou tout perdu, les outils se réduisent à rien. » (p.53)

    Comment peut-il croire en ce qu’il dit quand « dans mes bras il ne fait pas encore jour » ? (p.29) Oliva sait que pour qu’il « laisse une lumière pour attirer tout ce qui s’en est allé » il se doit d’être un « mordu-sans arrêt » car « il manque une lumière à l’intérieur de la terre. » (p.41). Cette lumière il en retrace certaines éclairs dans l’amour : Nous « avons joui tant de fois que le soleil est notre propre nudité et la totalité de sa force est la difficulté de son odeur obscure. » (p.63). Et cette femme lui donne vie quand « ma main dans ta voix est la première lettre du mot qui nous éclaire. » (p.67).

    Le poète sait que nommer donne vie. « Je te nomme, écrit-il, et tu me nommes dans le mouvement. / Seulement dans le  mouvement  nos corps ont un nom… / Nos voix unies, alors, font un corps, qui encore endormi s’anime. » Il sait aussi que la vie quotidienne difficile dans son pays laisse une très grande inquiétude qui l’habite aussi profondément que l’amour et qu’il interroge ainsi : « Est-il possible d’être patriote / avec un peso, / un pain, / mille malheurs ? » (p.119). 

    Chaque matin, il se rappelle son crédo : « nous devons vivre. » (p. 87) et aussi qu’ « Aujourd’hui il est temps d’aimer », car « Autour de la chambre des acacias ont poussé / Deux à deux / L’odeur du monde est avec nous… (p.131) «  Nous sommes loin. Au bout de la terre. / Avec le cœur des oiseaux dans nos mains et le mystère de la lumière quand le jour se lève. » (p.149).

    Transformée par la magie d'une langue apparemment simple mais très travaillée, cette parole au rythme puissant s'ouvre à la compréhension du monde. Loin de s'exclure, l'expérience personnelle et la philosophie se rencontrent et se nourrissent l'une de l'autre, de sorte que le singulier accède à l'universel. En conviant le lecteur et la lectrice à s'abandonner à la luxuriance des images qui créent une verticalité dans le langage, la poésie profonde d'Óscar Oliva présente au lecteur et à la lectrice un univers habitable, un univers qu'il n'est pas question d'embellir.

  • Lauréat du Prix Félix-Antoine-Savard de poésie 2019

    MOORHEAD AndreaPhoto : Mathieu GosselinLe Prix Félix-Antoine-Savard de poésie 2019
    est décerné à la poète
    Laurence Lola Veilleux

     

     

     

    Le Prix Félix-Antoine-Savard de poésie 2019 est remis à Laurence Lola Veilleux pour la suite À l’heure du petit bain publiée dans le numéro 173 de la revue Estuaire.

    Cette suite aborde la problématique des abus sexuels avec beaucoup de pudeur et de retenue. On se trouve ici devant une poésie de la douleur et de la lucidité, mais aussi de la résilience, résilience qui permet de nommer la blessure, la vulnérabilité et la honte ressentie dans des mots volontairement simples. « Je prouve sans cesse la légitimité de mon visage », affirme l'énonciatrice, consciente que « personne / ne (la) sauvera de personne. » « À l'heure du petit bain » est un texte aussi fort que bouleversant qui laisse présager un grand recueil.

    Le jury tient à souligner deux autres suites poétiques : Avec « Le bord de mes larmes », publié dans le numéro 176 de la revue Estuaire, Philippe Chagnon nous donne à lire un long poème en vers sur la paternité. « En congé je fais l'épicerie le lavage / au travail j'écris mes poèmes », écrit-il. « Le bord de mes larmes » est un poème où l'humour flirte avec la tendresse. La poésie ne sera plus jamais la même, à cause de la paternité.

    Dans les six poèmes en vers qui forment une suite poétique sans titre, parue dans le numéro 90 de la revue Exit, Monica Bolduc interroge la relation amoureuse, ses blessures et ses déceptions. Ici, la langue prend les accents de l'oralité pour évoquer les états d'âme d'une jeune femme qui tente d'exprimer sa détresse et sa peur : « j'ai peur de continuer / dans les ruelles prozac / parce que / sans toi / je me perds ». Ils nous touchent par leur écriture simple et juste, porteuse d’émotions contraires.​

    Laurence Lola Veilleux sera l’invitée du 35e Festival international de la poésie qui aura lieu du 4 au 13 octobre 2019 et recevra un prix offert par la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie.

    Cette année, le jury était composé de Louise Dupré, poète, Anne Peyrouse, poète et Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie.

    Le prix Félix-Antoine-Savard de poésie a été créé en octobre 1996 par le Centre Félix-Antoine-Savard à l’occasion des fêtes du 100e anniversaire de naissance du poète. Il vise à honorer, tout en les respectant, la mémoire, l’esprit et l’œuvre poétique de cet écrivain. Ce prix est décerné annuellement et il est accompagné d’un montant de 250 $ offert par la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie.

  • Lauréat du Prix international de poésie Antonio Viccaro 2019

    MOORHEAD AndreaLe Prix international de poésie 
    Antonio Viccaro 2019
    est décerné au poète haïtien
    Lyonel Trouillot

     

     

    Ce prix accueillait, en 2019, des candidatures provenant du Canada français, du Québec ou des Caraïbes françaises. Les éditeurs de poésie membres du jury de ce prix ont proclamé comme lauréat Lyonel Trouillot, poète d’Haïti, pour son recueil-anthologie de trente ans d’écriture souvent secrète : C’est avec mains qu’on fait chansons (Éditions Le temps des Cerises, 2015). 

    Il est, sans cesse et partout, ce poète qui pige ses mots d’amour « dans son panier d’herbes folles… mains brûlées par le vent » et nous les donne dans une « langue d’aube, d’alcools et de lumière», « cœur sur la main frais comme un jardin d’enfants. »  Il nous offre ses « hier et aujourd’hui », « ses démêlés »…  et ses « questions humaines qui (le) traversent, (le) quittent et (lui) reviennent. ». Là où il nous partage ses peurs, ses blessures, ses songes, il se fait peur, en même temps, se re-blesse et s’interpelle.  Car il sait fort bien, pour le vivre très souvent dans son pays « sans en-tête ni ancrage » où il veille sur « l’absence des mots », que la faim, la misère et la mort emportent, dans le silence de tous et le sien, le « bout de lune » rêvé, les mots d’amour non-dits.  Il sait aussi fort bien que, dans son pays, tous sont « une aile rognée qui revient de la mer/Une chanson qui boite… » et que « le silence est la louange la plus pure. » 

    « Qui parlera d’amour/les yeux pleins de poussière » dans ce pays, « où (dit-il) nous sommes des villes disparues », sinon Lyonel Trouillot ? 

    « La nuit je rentre dormir dans tes mains / Tu m’apprends à parler yanvalou / à monter à vélo sur le dos des nuages / J’habite les mots de ta bouche / Toutes mes lampes éteintes s’allument dans tes mains ». « J’ai planté l’arbre dans nos cœurs», dira-t-il dans son poème « La petite fille au regard d’île ».

     Lyonel Trouillot sera l’un de la centaine de poètes invités au 35e Festival international de la poésie (4-13 octobre 2019) qui parraine ce prix international de poésie, depuis Trois-Rivières, au Québec.

  • Lauréat du Prix de Poésie Jean-Lafrenière — Zénob 2019

    GILL Marie Andree credit Sophie Gagnon BergeronLa poète Laurence Bertrand reçoit le 
    Prix Jean-Lafrenière/Zénob 2019


     

     


    Ce matin, lors de la cérémonie hommage à tous les poètes du monde, en ce jour de la St-Valentin, monsieur Gaston Bellemare, président de l’événement, dévoilait le nom de la lauréate du Prix de poésie Jean-LafrenièreZénob. Ce prix du public a été décerné à Laurence Bertrand. 

    Laurence Bertrand est née à Québec en 1996. Après des études au Cégep Garneau où elle découvre la poésie, elle est, depuis septembre 2016, étudiante à l’Université Laval au baccalauréat en études littéraires. À l’hiver 2016, elle remporte le premier prix du Concours inter-collégial de poésie et est l’une des huit lauréates du Concours Critère. Elle reçoit, en 2018, la bourse Hector-de-Saint-Denys Garneau pour sa suite La parade des morts. Elle était finaliste au prix Piché de poésie de l’UQTR 2018. Laurence a également publié au Crachoir de Flaubert. 

    Créé en 2004, ce prix de poésie honore la mémoire du propriétaire du Café Bar Zénob, Jean Lafrenière. Chaque année, les spectateurs présents au Zénob sont conviés à voter pour désigner le poète québécois « Coup de cœur » présent pendant le festival. Le lauréat est réinvité pour un séjour de 3 jours l’année suivante, une valeur de 1 000 $.

  • Lauréat du Prix Félix-Leclerc de poésie 2019

    GILL Marie Andree credit Sophie Gagnon BergeronPhoto : Ève LafontaineLa poète Andréane Frenette-Vallières reçoit le 
    Prix Félix-Leclerc de poésie 2019


     

     


    La poète Andréane Frenette-Vallières est la lauréate du prestigieux prix Félix-Leclerc de poésie 2019 pour son recueil Juillet, le Nord publié aux Éditions du Noroît. Pour la onzième fois, ce prix décerné à tous les 2 ans, est offert par la Fondation Félix-Leclerc et récompense un premier ou un deuxième recueil en français d’un jeune écrivain de 35 ans et moins. La lauréate recevra son prix lors de la cérémonie d’ouverture du 35e Festival international de la poésie, à Trois-Rivières. La Fondation Félix-Leclerc lui remettra 1000 $ ainsi que quelques livres de Félix. De plus, elle sera l’invitée du 35e Festival international de la poésie, une invitation d’une valeur de plus de 1 000 $.

    Avec son recueil Juillet, le Nord, Andréane Frenette-Vallières démontre qu’elle est déjà en mesure de construire un univers poétique complet et personnel qui viendra, avec les années, enrichir notre poésie tant son écriture est organique, sentie, goûtée. Elle a l’odeur des sapins et des grands vents. Imprégnée par les images de la toundra, elle porte un regard sur le temps, au rythme lent des étendues sauvages, des éléments. C’est la quête d’une femme à travers la fragilité des choses où elle cherche, s’égare, pour mieux revenir en elle.  

    C’est un recueil contemplatif, lumineux et envoûtant qui fait du bien, un long souffle poétique que l’on respire encore et voudrait garder en nous après la lecture des dernières pages. « Dès le premier texte, je ne suis pas arrivée à arrêter de lire... C’est pour des textes comme ceux de ce livre que je lirai tous les jours de ma vie », a conclu un membre du jury. 

    Le jury était composé de sa présidente, Nathalie Leclerc, fille de Félix, de Dominique Zalitis (poète et professeure de littérature) et de Jean-Marc Desgent (poète et lauréat de nombreux prix nationaux de poésie).

    Ce trio du jury tient à signaler le haut niveau des qualités d’écriture des recueils des poètes suivants qui ont accompagné leurs délibérations jusqu’à la toute fin de celles-ci :

    Colin Zouvi, La ville inquiète (Poètes de Brousse) et Hugo Beauchemin-Lachapelle, Stainless (L’Hexagone). 

    Le prix Félix-Leclerc de la poésie a été créé en 1997 par la Fondation Félix-Leclerc en collaboration avec la Fondation Les Forges à l’occasion du 10e anniversaire de la mort du poète. Il vise à honorer la mémoire, l’esprit et l’œuvre poétique de cet écrivain. 

  • Lauréats du Prix Piché de poésie de l'UQTR 2019

    BRUNET OdileLe Prix Piché de poésie 
    de l'Université du Québec à Trois-Rivières 2019
    est remis à la poète Madeleine Sauriol

     

     

     

    Le Prix Piché de poésie 2019 de l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui se veut un hommage au poète Alphonse Piché et un encouragement à la relève, a attiré des participations en provenance de toutes les régions. Le prix est décerné à un auteur qui n’a jamais publié de recueil.

    Cette année, le premier prix, d'une valeur de 2 000 $, a été accordé à Madeleine Sauriol pour Retenir le torrent. Un univers maîtrisé où la blessure de l'enfance, la fragilité du derme, « des désordres intimes » cherchent, par « des mots à venir », à accéder à la lumière. Bien que les plaies se soient fermées avec les années, il y a toujours une chute « dans le vide » où une « poupée de chiffon » « hurle » dans un « firmament endormi ».  Une suite de grande qualité littéraire, autant par la beauté de ses vers et de ses images que par la construction globale de ses poèmes. Le lecteur est emporté; il demeure, tout au long de sa lecture, ravi, étonné par l’ensemble rythmé et soutenu.

    BRUNET OdileLe deuxième prix, d'une valeur de 500 $, est la mention accordée à Louis Côté pour sa suite débutant par Les papillons de phosphore. Cette suite est surtout marquée par l'étonnement; les images surprenantes sont souvent saisissantes et riches. On y découvre une relation fraternelle, un « bac à sable » qui devient « un palais », une nature souvent urbaine avec des « graffitis attentats », avec des « bras mendiants » dans l'attente « d'une destruction continentale ». On y sent aussi le plaisir du poète à jouer avec les mots et à nous en rendre complices, car « tu es celui qui découpe/les formes du jeu ». 

    Les membres du jury étaient : Éric Roberge, professeur de littérature au Cégep de Trois-Rivières; Jean-Marc Desgent, poète et Manon Brunet, professeur titulaire au Département de lettres et communication sociale à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

    Félicitations aux gagnants dont les poèmes seront entendus au cours du 35e Festival international de la poésie, et publiés par les Éditions d'Art Le Sabord.

  • Lauréats du Prix national de poésie pour les aîné(es) 2019

    Prix national de poésie
    pour les aînés(es)

    Réglements du concours

    Prix national de poésie pour les aîné(e)s 2019


    EN CLIQUANT SUR LE NOM
    VOUS ACCÉDEZ AU POÈME GAGNANT !

    Liste des gagnants

    Madame Reine MacDonald de La Tuque est la grande gagnante du Prix national de poésie pour les aînés et remporte la bourse de 1 000 $ s’y rattachant et monsieur Yvon Baril de Trois-Rivières gagne le 2e prix et la bourse de 500 $.


    1er Prix

    Reine MacDonald
    La Tuque

    2e prix
    Yvon Baril

    Trois-Rivières


    FINALISTES
     (en ordre alphabétique)

    Ginette Bédard
    Notre-Dame-du-Mont-Carmel

    Gaétane Daudelin
    Sherbrooke

    Noëlla Deschênes
    Québec

    Lise Julien
    Québec

    Monique Pagé
    Mont-St-Hilaire

    Nicole Roy
    Sherbrooke

    Diane Vermette
    Trois-Rivières

    Marc-André Villeneuve
    Saint-Elzéar-de-Témiscouata


    Rappelons que les poèmes de ces dix lauréats seront lus en leur présence, le lundi 7 octobre 2019 à 17 h, au Foyer de la Salle J.-A.-Thompson, 374, rue des Forges, lors d’un récital au cours duquel les prix seront remis. Leurs poèmes ainsi que ceux de tous les autres participants flotteront sur la corde à poèmes des aînés au Parc Champlain, centre-ville de Trois-Rivières, tous les jours, sans pluie, du 4 au 13 octobre. 

    Le jury était composé de madame Christiane Dupont-Champagne, poète, de monsieur André Barette, poète, et de monsieur Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie.

    Merci aux nombreux participants 
    et félicitations aux gagnants !

  • Lauréat du Prix d’innovation en enseignement de la poésie 2019

    Le projet récipiendaire
    du Prix d’innovation en enseignement de la poésie
    est décerné à Kaleidoscope, par Mme Laetitia Rascle Beaumel.

     

    Le Prix d’innovation en enseignement de la poésie est remis chaque année conjointement par l’Association québécoise des professeurs de français (AQPF) et le Festival international de poésie de Trois-Rivières (FIPTR). Ce prix a été créé en 2007 afin de favoriser l'innovation en enseignement de la poésie québécoise. Il veut récompenser des enseignants qui auront réalisé un projet pédagogique motivant et original pour permettre aux jeunes d’apprécier nos poètes d’ici.

    Cette année, le projet récipiendaire du Prix d’innovation en enseignement de la poésie va à Kaleidoscope, par Mme Laetitia Rascle Beaumel

    Kaleidoscope est un projet innovant et vivant qui a été réalisé sur deux ans, avec 4 groupes universitaires et avec plus de 140 étudiants et étudiantes. Ce projet consistait à décloisonner la poésie et la décomposer en de multiples ateliers, des éclats de poésie. Que ce soit par des moments de lecture, des ateliers et jeux d’écriture, par la mise à l’oral de poèmes ou par la participation à des soirées de poésie, Mme Beaumel a su mettre le poétique au centre de l’expérience pédagogique et a sorti la poésie du carcan académique de la simple analyse textuelle. Kaleidoscope a marqué les étudiants et étudiants qui ont vécu la poésie plutôt que de l’étudier. Un magnifique projet à découvrir et reproduire, et ce, à tous les niveaux d’enseignement.

    Née en France en 1986, Laetitia Rascle Beaumel est une artiste, agricultrice, herboriste et chercheuse installée à Québec depuis plus de 12 ans. Formée en chant lyrique à la Maîtrise de l’Opéra National de Lyon, titulaire d’une maîtrise en études littéraires et d’un brevet de responsable d’exploitation agricole en polyculture-élevage, elle poursuit actuellement un doctorat sur mesure en littérature, musique et agriculture à l’Université Laval, où elle étudie les rapports entre culture et agriculture. Auteure publiée chez les Éditions d’art Le Sabord (Il n’existe jamais que la moitié du ciel, 2017 ; Notre sang volatil, 2018), Laetitia est lauréate de plusieurs prix de poésie (prix Nouvelles Voix 2016, prix Piché de l’UQTR 2017, prix Rolande-Gauvin 2018). Elle est aujourd’hui auxiliaire d’enseignement en création littéraire et chargée de cours en agroéconomie. Ses textes explorent les thématiques du corps et de l’enfance, s’intéressant plus précisément à la question de la perte, de l’abandon, ou même, de la folie. En 2019, elle remporte la bourse LOJIQ-UNESCO de la Ville de Québec, et s’envole pour 8 semaines de résidence d’écriture à Édimbourg, en Écosse.

    La Fondation Les Forges lui remettra la bourse de 1 000 $, lors de la cérémonie d’ouverture du 35e Festival international de la poésie, le 4 octobre à 17h, à la Maison de la culture, Place de l’Hôtel-de-Ville, Trois-Rivières.

    Le jury était composé de Katya Pelletier, présidente de l’AQPF, conseillère pédagogique et auteure, Guillaume Poulin, vice-président à la pédagogie et enseignant au secondaire, Anne Robitaille, vice-présidente à l’administration de l’AQPF et de Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie (FIP).