Lauréats 2018

  • Lauréat du Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie 2018

    Theoret France v2Photo : Valerie-NyesLe Grand Prix Québecor  
    du Festival international de la poésie 2018
    est remis à la poète France Théorêt pour le recueil Cruauté du jeu
    publié aux Écrits des Forges. 

     

     



    C’est ce matin, lors de la conférence de presse du lancement de la programmation du 34e Festival international de la poésie, que la poète montréalaise France Théoret recevait son prix de 15 000 $ pour son recueil Cruauté du jeu. Cette bourse est offerte conjointement par Québecor et le Festival international de la poésie. En plus de son prix, la lauréate est invitée à participer aux dix jours du Festival, une valeur de près de 3 000 $.

    Dans Cruauté du jeu, France Théoret explore l'univers féminin, sa vulnérabilité, son enfermement, sa douleur. Le livre montre un engagement sans compromis envers l’écriture, de même qu'une révolte contre les violences subies par les femmes. Pointues, précises, et paradoxalement généreuses, les pages de Théoret traversent le lecteur, travaillent sa conscience, ébranlent ses petites certitudes. Le rythme donne à la prose comme au vers un souffle haletant. Les énoncés frappent comme des coups de poing. La réflexion témoigne d'une grande lucidité. Ce livre est l'aboutissement d'un parcours poétique affirmant une parole aussi profonde qu'authentique.

    Une mention spéciale a été accordée à Carole Forget pour Langue de départ, publié aux Éditions Triptyque, dont le jury a souligné l'intérêt du projet, le travail du vers et la délicatesse des images.

    Le jury de la saison 2017-2018 était composé de trois poètes, Anne Peyrouse, Jean-Marc Desgent et Louise Dupré.

    Rappelons que ce prix a été créé en 1984 pour rendre hommage à l'œuvre de Gatien Lapointe. Il est accordé à un(e) poète pour un manuscrit inédit ou un livre de poésie publié au cours des 12 mois qui précèdent le 31 mars de l’année en cours.

  • Lauréat du Prix international de poésie Antonio Viccaro 2018

    MOORHEAD AndreaLe Prix international de poésie 
    Antonio Viccaro 2018
    est décerné à la poète américaine
    Andrea Moorhead

     

     

     

    Ce prix accueillait, en 2018, des candidatures provenant des États-Unis et du Canada anglais. Les éditeurs de poésie membres du jury de ce prix ont proclamé comme lauréate Andrea Moorhead, poète des États-Unis, pour ses recueils À l’ombre de ta voix (Éditions du Noroît, 2017) et Présence de la terre (Écrits des Forges, 2004). Moorhead a publié une vingtaine de recueils de poésie dont une douzaine en français et une dizaine en anglais, sa langue maternelle.

    Elle est, sans cesse et partout, ce « visage qui regarde un double chemin. » Son ardente quête la porte au-delà d’elle-même. Elle espère « mieux voir les pièges / adroitement tendus à travers le ciel » pour y reconnaître « de loin / tes yeux de charbon / ton expression éblouissante / la lumière de ton cœur écorché / encore palpitant sous la pluie aveuglante / de notre mort. » Bercée par l’écorce terrestre, Andrea Moorhead nous dit : « je ne suis plus de la Terre / elle est morte un jour de printemps / vidée de son sang sous les perforatrices / elle est partie en cendres luisantes / pour se recueillir sur les tombeaux des ancêtres / à des années-lumière de partout. »  

    Hors d’elle-même, devenue « organe de lumière », elle rêve. Arrivée aux « portes du sommeil » elle reprend son double chemin. À nouveau, elle est « un barrage / entre le jour et le rêve / précaire et tremblant » lorsque  « la tendresse mauve de la pluie / est entrée dans notre sang / pour y respirer plus librement / avant que le jour ne disparaisse. » Et elle « continue de chercher l’écorce / la branche solide / la distance entre les yeux et les bras tendus…et la brûlure faite au centre du cœur» « tous les bras nous apportent du vent. »

    Depuis toujours elle cherche, cachée dans son propre désert, cette « seule phrase (qui) avale la lumière ». Elle est cette poète « électrique », « minérale » et « astrale ». Elle est « ces fleurs sauvages », musique de coquillage au corps cherchant à retrouver la luxueuse lumière de la peau et du jour tout en sachant que « ces fleurs sauvages » sont parfois le « symbole d’une vie d’orage ». 

    Andrea Moorhead sera l’une des poètes invités au 34e Festival international de la poésie qui parraine ce prix international.

  • Lauréat du Prix Félix-Antoine-Savard de Poésie 2018

    BERGERON Jean PhilippeLe poète Jean-Philippe Bergeron reçoit
    le Prix Félix-Antoine-Savard de poésie 2018

     

     

     

     

    Le Prix Félix-Antoine-Savard de poésie 2018 est remis à Jean-Philippe Bergeron, poète québécois pour la suite Fers et éclipses publiée dans le numéro 171 de la revue Estuaire.

    Long poème ou grande suite poétique, «Fers et éclipses» aborde les multiples périls de l'existence, tout en montrant un esprit d'insoumission qui prend les accents de la révolte et de l'anarchie. Quand la cartographie du corps et celle des territoires « répondent au même quadrillage de plages et fléaux », le texte ne peut qu’avancer sur le fil du rasoir. Parole à la fois poignante et précise, elle capte le lecteur et ne le lâche pas jusqu’aux derniers vers.

    Le jury était composé des poètes Anne Peyrouse, Jean-Marc Desgent, et Louise Dupré.

    Le prix Félix-Antoine-Savard de poésie a été créé en octobre 1996 par le Centre Félix-Antoine-Savard et la Papeterie Saint-Gilles de Saint-Joseph-de-la Rive à l’occasion des fêtes du 100e anniversaire de naissance du poète. Il vise à honorer, tout en les respectant, la mémoire, l’esprit et l’œuvre poétique de cet écrivain. Ce prix est décerné annuellement lors des cérémonies d’ouverture du Festival international de la poésie. Il est accompagné d’un montant de 250.00 offert par la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie.

  • Lauréat Prix de poésie Gatien-Lapointe - Jaime Sabines 2018

    BELANGER Paul credit Normand PoirePhoto : Normand PoireLe prestigieux Prix
    Gatien-Lapointe/Jaime-Sabines 2018 
    est remis au poète québécois 
    Paul Bélanger

     

     

     

     

    Après lectures et relectures des candidatures soumises par un jury québécois, le jury mexicain, formé de la poète lauréate de ce prix, María Baranda (2015), des éditeurs de poésie José María Espinaza et Bernardo Ruiz, accorde, à l’unanimité, le Prix international de poésie Jaime-Sabines/Gatien-Lapointe 2018, à Paul Bélanger, pour son recueil Replis, chambre de l’arpenteur / Recovecos, morada del agrimensor (traduction de Silvia Pratt) publié en coédition par les Éditions du Noroît (Montréal, Québec) et Mantis Editores (Guadalajara, Mexique).

    Sa poésie dégage force et maturité sous lesquelles bougent une profonde humanité et un intense amour de la vie tant dans ses passages du concret à l’abstrait que de l’enracinement à son déracinement.

    Parfois, Paul Bélanger joue mais toujours nous touche par le haut niveau de ses rêves, des images évoquées et du bouleversement de certaines situations. Il a une conscience très particulière de la vie au quotidien et de ses moments qui s’avèrent parfois spectacle. Mais il sait nous garder dans le cœur de son monde, sans jamais que diminue son imagerie d’évocation, de séduction et de conviction.

    Dans ce recueil, Paul Bélanger se révèle autant qu’il guide dans son monde et ses poèmes. Bien sûr, l’éditeur de poésie accompagne l’écriture du poète dans sa démarche. À cause de cette double raison, le jury a décidé de lui octroyer le Prix de poésie Jaime-Sabines / Gatien-Lapointe 2018. Il recevra donc la bourse de 100 000 pesos mexicains offerte conjointement par le Seminario de Cultura Mexicana et le 34e Festival international de la poésie. Il sera, en plus, un des principaux invités de cette 34e édition à Trois-Rivières.

  • Lauréat du Prix de Poésie Jean-Lafrenière — Zénob 2018

    GILL Marie Andree credit Sophie Gagnon BergeronPhoto : Sophie Gagnon BergeronLa poète Marie-Andrée Gill reçoit le 
    Prix Jean-Lafrenière/Zénob 2018


     

     

     

    Ce matin, lors de la cérémonie hommage à tous les poètes du monde, en ce jour de la St-Valentin, monsieur Gaston Bellemare, président de l’événement, dévoilait le nom de la lauréate du Prix de poésie Jean-LafrenièreZénob. Ce prix du public a été décerné à Marie-Andrée Gill. 

    Marie-Andrée Gill est étudiante à la maitrise en Lettres à l'UQAC. Elle participe à la vie littéraire sous toutes ses formes. Son écriture se promène entre kitsch et existentiel, alliant les identités québécoises et innues. Elle a publié deux recueils chez La Peuplade, Béante 

    (Finaliste au Gouverneur général) et Frayer (Finaliste Prix Nelligan 2016).  

    Créé en 2004, ce prix de poésie honore la mémoire du propriétaire du Café Bar Zénob, Jean Lafrenière, emporté par le cancer. Amoureux de la poésie, il accueillait avec fierté et tendresse tous les poètes du monde invités par le Festival international de la poésie. 

    Chaque année, les spectateurs présents au Zénob sont conviés à voter pour désigner le poète québécois « Coup de cœur » présent pendant le festival. Le lauréat est réinvité pour un séjour de 3 jours l’année suivante, une valeur de 1 000 $.

  • Lauréat du Prix d'innovation en enseignement de la poésie 2018

    ST ONGE StephanieStéphanie St-Onge lauréate 
    du Prix d'innovation 
    en enseignement de la poésie 2018




     

     

    C’est lors de la conférence de presse du 34e Festival international de la poésie que le nom de la lauréate du Prix Innovation en enseignement de la poésie 2018 fût dévoilé. C’est Stéphanie St-Onge de Québec, pour son projet « Vivre la poésie comme une expérience personnelle et significative ».

    Originaire de Québec, Stéphanie St-Onge part souvent découvrir les villes d’autres pays et du sien, développant son amour inconditionnel pour les cultures. Elle est critique littéraire pour le site de promotion de la lecture Sentiers littéraires. Après avoir terminé une maîtrise en poésie, un diplôme d’études supérieures spécialisées en enseignement collégial et une maîtrise en enseignement de la poésie à l’Université Laval, elle s’intéresse à l’enseignement de la lecture littéraire dans le cadre d’un doctorat en didactique de la littérature. Elle a également publié des poèmes et d’autres textes dans des revues et des anthologies.

    La Fondation Les Forges lui remettra la bourse de 1 000 $, lors des cérémonies d’ouverture du 34e Festival international de la poésie, le 28 septembre prochain, à la Maison de la culture, Place de l’Hôtel-de-Ville, Trois-Rivières.

    Le jury était composé de Marie-Hélène Marcoux, présidente de l’AQPF, conseillère pédagogique et auteure, Guillaume Poulin, vice-président à la pédagogie et enseignant au secondaire, Isabelle Péladeau, vice-présidente à l’administration de l’AQPF et de Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie (FIP).

  • Lauréats du Prix Piché de poésie de l'UQTR 2018

    BRUNET OdileLe Prix Piché de poésie 
    de l'Université du Québec à Trois-Rivières 2018
    est remis à la poète Odile Brunet

     

     

     

    Le Prix Piché de poésie de l'Université du Québec à Trois-Rivières 2018, qui se veut un hommage au poète Alphonse Piché et un encouragement à la relève, a attiré cette année 30 participations en provenance de toutes les régions de la province. Le prix est décerné à un auteur qui n’a jamais publié de recueil. 

    Cette année, le premier prix, d'une valeur de 2 000 $, a été accordé à Odile Brunet pour Comme une respiration. Une écriture très maîtrisée, qui fait naviguer une mémoire construite au rythme des jours et des nuits, des présences et des vagues : «les gestes anciens / se fracassent / dans une berceuse / quand un ciel / porté par elle / ferme les guillemets». Une dernière respiration annonce une sorte de résurrection, car «son souffle rythmait le monde / l'univers se tenait dans un fruit / ça vient de si loin / ce désir d'amour / à l'orée de la mort». Une poésie qui invite le lecteur à prendre et à perdre son souffle, à rythmer sa pensée devant un univers familial où «tout se renouvelle / tout s'efface».  La cadence des vers réussit à rendre le propos évocateur des souvenirs essentiels à tout deuil, à respirer, par analogie, des moments sensibles avant la disparition.

    BERTRAND LaurenceLe deuxième prix, d'une valeur de 500 $, est la mention accordée à Laurence Bertrand pour À la dérive de nos soifs. Un univers où «Tout ressemblait à des comptines». L'intensité du désir amoureux, hier comblé, est fractionnée par la nostalgie d'«un ciel gorgé d'oubli» qui «aime encore». Une écriture authentique qui propose une vision du monde où se côtoient l'enfance, la nécessité de la mère et les catastrophes naturelles, l'histoire d'un quotidien intime et celle de l'humanité. Le langage est celui de l'éveil, de l'interrogation devant la mort qui devient «un animal magnifique». 

    Les membres du jury étaient : Éric Roberge, professeur de littérature au Cegep de Trois-Rivières ; Stéphane Despatie, poète et directeur de la revue Exit ; et Manon Brunet, professeur titulaire au Département de lettres et communication sociale à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

    Félicitations aux gagnantes dont les textes seront entendus au cours du 34e Festival international de la poésie, et publiés par les Éditions d'Art Le Sabord.