Lauréats 2020

  • Lauréat du Prix Félix-Antoine-Savard de poésie 2020

    MOORHEAD AndreaLe Prix Félix-Antoine-Savard de poésie 2020
    est décerné à la poète
    Véronique Cyr

     

     

     


    À l’unanimité, le jury accorde le prix à Véronique Cyr pour la suite poétique « Épisodes de paille » publiée dans le numéro 177 de la revue Estuaire

    Ce prix est décerné annuellement et il est accompagné d’un montant de 250 $ offert par la Librairie Poirier de Trois-Rivières.

    La lauréate nous y donne à lire une suite aussi forte qu'émouvante autour du lien entre procréation et création. Si l'épreuve d'un accouchement prématuré ou grossesse à risque constitue le noyau du texte, l’auteure, dans un parallèle intelligent, réveille chez l’adolescente perturbée de fébrilité et d'inquiétude, ces moments du passé associés à son désir d'écrire. Brisant l'ordre chronologique par de constants retours en arrière, chacun des "épisodes" de cette suite, d'ailleurs titré par une date précise, constitue un petit tableau où le poétique surgit paradoxalement de la narrativité, grâce au travail du vers qui allie un rythme haletant à une écriture sobre, juste et maîtrisée.

    C’est également avec enthousiasme que le jury a reconnu l’écriture de cette jeune poète : une dizaine de pages rares et précieuses qui, espérons-le, formeront le centre et le cadre d’un prochain grand recueil de poésie. Cette suite est d’une grande beauté, d’une grande audace et d’une grande sensibilité. Peu d’écrivain(e)s réussissent à créer un monde, un univers dans lequel on entre avec, paradoxalement, autant de tremblements nerveux que de contentements esthétiques parce que tout est là : émotions, intensité dramatique, rythme soutenu, images percutantes et intelligence des vers font que : « Je descends dans ma peau qui est une terre de boue » … « … ses yeux sont des ouvertures / nous irons marcher au bois / au soleil qui donne la mer ».

    Cette année, le jury était composé des poètes Louise Dupré, Monique Deland et Jean-Marc Desgent.

  • Lauréat Prix international de poésie Fernando D'Almeida 2020

    SALL Amadou LamineLe Prix international de poésie
    Fernando D'Almeida 2020
    est remis au poète camerounais 
    AJean-Claude Awono

     

     

      

    Le 36e Festival international de la poésie est heureux de remettre – choix unanime du jury – pour la deuxième fois ce prix qui honore la mémoire du grand poète béninois et camerounais, Fernando d’Almeida, au poète camerounais Jean-Claude Awono.

    1) Ses nombreux livres – recueils de poésie, anthologies, participations à des revues, ouvrages collectifs contenant ses poèmes ou des articles
    2) sa présence dans de nombreux jurys,
    3) ses activités d’édition à la présidence de la maison Ifrikiya,
    4) son soutien à plus de 50 jeunes  poètes dont il a préfacé les œuvres et/ou encouragé la parution et la diffusion
    5) la création et la présidence du Festival international de poésie Festi7 de Yaoundé
    6) ses responsabilités dans le PEN CLUB du Cameroun,
    7) ses présences dans divers festivals internationaux de poésie et divers salons internationaux du livre
    8)  sans compter d’importantes conférences données sur la poésie de son pays remplissent à un très haut niveau chacun des trois critères de sélection de ce prix.

    De plus, Jean-Claude Awono monte une garde attentive auprès de la jeune poésie de son pays. Sa présence prévue cette année au 36 Festival international de la poésie est reportée à l’an prochain à cause de la pandémie.

    Nous avons reçu 9 fort bonnes candidatures de poètes habitant 3 pays d’Afrique. Le jury était composé de 2 poètes africains et du président du FIP.

    Ce prix international de poésie a été créé en 2017 par le Festival international de la poésie (Trois-Rivières, Québec) afin de rendre hommage au poète Fernando d’Almeida, décédé en février 2015. Ce prix est alloué, chaque 2 année, à un poète africain répondant aux critères suivants : 1) être un poète africain francophone résidant en Afrique, 2) avoir publié minimalement 3 recueils de poésie chez des éditeurs reconnus, 3) motiver et soutenir par ses conseils et ses interventions la poésie de la relève en Afrique francophone.

    Rappelons que le poète camerounais Fernando d’Almeida était docteur ès Lettres de l’Université de la Sorbonne et important journaliste dont la quarantaine d’œuvres en poésie, les multiples articles critiques publiés dans sa revue Les Cahiers de l’Estuaire et son enseignement de plus de vingt ans de la poésie française, africaine et québécoise à l’Université de Douala lui ont valu d’être un invité apprécié dans divers événements internationaux de poésie sur plus d’un continent. Il a été le premier poète africain  récipiendaire du prestigieux reconnu internationalement tout en continuant de vivre en Afrique et de soutenir les jeunes poètes de ce continent.

  • Lauréats du Grand prix Québecor de la poésie

    MOORHEAD AndreaLe Grand prix Québecor
    du Festival international de la poésie 2020
    est remis conjointement à :

    la poète Martine Audet

    pour le recueil
    La société des cendres suivi de Des lames entières
    publié aux éditions du Noroît

     

    MOORHEAD Andrea

     

    le poète Jean-Philippe Bergeron
    pour le recueil
    États et abîmes
    publié aux Éditions Poètes de brousse.

     

     

    En recevant le Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie 2020, Martine Audet et Jean-Philippe Bergeron se méritent chacun 10,000 $ provenant de la bourse de 20,000 $ offerte conjointement par Québecor et le FIP.

    « Québecor est fière d’appuyer depuis maintenant 15 ans le Festival international de la poésie de Trois-Rivières, un événement qui fait rayonner de façon unique la culture et la beauté de langue française. Convaincus de l’importance de soutenir les créateurs du Québec et de faire briller leur travail, c’est avec plaisir que nous remettons cette année le Grand Prix Québecor à deux artistes de grand talent : Martine Audet pour son recueil La société des cendres suivi de Des lames entières, publiés aux Éditions du Noroît, ainsi que Jean-Philippe Bergeron pour son recueil États et abîmes, publié aux Éditions Poètes de brousse. Toutes nos félicitations aux gagnants! », a déclaré le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau

    Dans La société des cendres suivi de Des lames entières (Éditions du Noroît), Martine Audet interroge l'éphémère de la vie, des amours et des choses, soumises à leur inévitable disparition. Mais la stupeur devant cette volatilité met aussi l'accent sur la nécessité de notre présence à l'autre et au monde, tout comme sur notre désir de laisser des empreintes, légères certes, mais capables de résister au néant. Tout en subtilités, en nuances, ce recueil finement ciselé où chaque vers, chaque strophe, chaque poème combattent le silence, nous convie à une danse des mots dans l'espace de la page, danse qui tient tête à la douleur et à la mélancolie.

    Dans ce recueil, l'écriture minimaliste de Martine Audet trouve un remarquable accomplissement.

    Dans États et abîmes (Éditions Poètes de brousse), Jean-Philippe Bergeron signe un recueil au rythme inarrêtable. Du premier au dernier vers, les pages foisonnent d’images puisées aux quatre coins d’une triple réalité géographique, anatomique et psychologique sur fond d’affect troublé, dans une rafale frénétique sans aucun ralentissement. Sous haute tension, il nous conduit au cœur de ce monde qui nous entoure, de cet individu qui vit en nous. Femme, homme, villes, pays, renversements politiques ou stagnations sociales, tout y est décrit, crié, donné avec perspicacité et émotions d’où il se dégage une étonnante lucidité. Monde et je s’entremêlent, se défont, se refont, éclatent en eux-mêmes et hors d’eux.

    Le jury responsable de l’attribution du Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie 2020 (FIP) était composé des poètes Monique Deland, Jean-Marc Desgent et de Louise Dupré, présidente. Le jury a tenu à souligner le haut niveau du recueil de Paul Bélanger : Déblais (Éditions du Noroît) et de celui de Pierre Nepveu : L'espace caressé par ta voix (Éditions du Noroît). La décision était unanime.

    Rappelons que ce prix a été créé en 1984 pour rendre hommage à l'œuvre de Gatien Lapointe. Il est accordé à un(e) poète pour un manuscrit inédit ou un livre de poésie publié au cours des 12 mois qui précèdent le 31 mars de l’année en cours.

  • Lauréats du Prix Piché de poésie de l'UQTR 2020

    BRUNET OdileLe Prix Piché de poésie 
    de l'Université du Québec à Trois-Rivières 2020 
    est remis au poète Marc-André Villeneuve

     

     

     


    Le Prix Piché de poésie 2020 de l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui se veut un hommage au poète Alphonse Piché et un encouragement à la relève, est décerné à un auteur qui n’a jamais publié de recueil.

    Cette année, le premier prix, d'une valeur de 2 000 $, a été accordé à Marc-André Villeneuve pour Au plus bas de la nuit. Paysage poétique aux échos multiples, évoquant à la fois l'histoire, l'histoire personnelle comme celle des Patriotes, et les grands poèmes qui fondent la littérature québécoise, les vers nous offrent une poésie de l'affection aux accents lyriques, à l'imagerie sans fioritures ni affectation : « c'est la saison du départ/et des souvenirs/je m'arrête ici/accoudé à l'horizon ». L'auteur au talent certain nous offre une poésie très visuelle... Touchante parfois troublante. Des images fortes qui mettent à nu les contrastes de la vie/de la mort, des lumières et des ombres, en allant jusqu'au bout de soi : « au bout du poème/au seuil de soi-même/une parfaite nudité/versant invisible/de la rose et du lilas ». Un hommage à l'indispensable présence du poète dans la société :

    « donnez-lui à boire et à manger/il est le messager/de la beauté ».

    BRUNET OdileLe deuxième prix, d'une valeur de 500 $, est la mention accordée à Édith Pineault pour User de poussières. Une écriture inventive, riche d’images qui émerveillent et dialoguent dans un rythme soutenu et efficace. Le risque du poème fait surgir un monde singulier de poussières surgissant de toutes sortes de cassures : des « inclinaisons des glaces », « de ces miettes de montagne », des « rêves restés gelés », des « routes gercées », des « voix/aiguisées de cris », « où la force avale/l'abrasion du verbe ». Une belle quête qui touche tous les sens physiques et métaphysiques.

    Les membres du jury étaient : Hélène Dorion, écrivaine ; Louis-Philippe Hébert, écrivain et directeur des Éditions de La Grenouillère ; et Manon Brunet, professeure titulaire au Département de lettres et communication sociale à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

    Félicitations aux gagnants dont les poèmes seront publiés par les Éditions de La Grenouillère.

  • Lauréat du Prix de Poésie Jean-Lafrenière — Zénob 2020

    GILL Marie Andree credit Sophie Gagnon BergeronLa poète Emmanuelle Riendeau reçoit le 
    Prix Jean-Lafrenière/Zénob 2020


     

     


    Ce matin, lors de la cérémonie hommage à tous les poètes du monde, en ce jour de la St-Valentin, monsieur Gaston Bellemare, président de l’événement, dévoilait le nom de la lauréate du Prix de poésie Jean-Lafrenière/Zénob. Ce prix du public a été décerné à Emmanuelle Riendeau.

    Emmanuelle Riendeau est originaire de la ville de Drummondville, au Centre-du-Québec. Elle est détentrice d’un baccalauréat en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Depuis 2013, elle a pris part, comme spectatrice et comme lectrice, à divers micros ouverts et soirées de lectures poétiques, notamment lors des soirées Bistro Ouvert à Montréal, ce qui lui a valu le titre de «star titubante de la scène montréalaise des micros ouverts». Elle a co-organisé et co-animé les spectacles de poésie GOON UP // Un show de poésie et Les goonies ne meurent jamais, respectivement présentés en 2018 au sein du Festival dans ta tête et du Festival de la poésie de Montréal. Son premier recueil de poésie, Désinhibée, est paru aux éditions de l’Écrou en 2018. Elle est l’auteure du texte «Extraction en cours», paru dans Corps, un recueil collectif publié chez Tryptique, ainsi que du texte «Même la fée des étoiles boit de la molson», publié sur Spirale Web.

    Créé en 2004, ce prix de poésie honore la mémoire du propriétaire du Café Bar Zénob, Jean Lafrenière. Chaque année, les spectateurs présents au Zénob sont conviés à voter pour désigner le poète québécois « Coup de cœur » présent pendant le festival. Le lauréat est réinvité pour un séjour de 3 jours l’année suivante, une valeur de 1 000 $.

  • Lauréat Prix de poésie Gatien-Lapointe - Jaime Sabines 2020

    BELANGER Paul credit Normand PoirePhoto : © UNEQLe prestigieux Prix
    Gatien-Lapointe/Jaime-Sabines 2020
    est remis au poète québécois 
    Paul Chamberland

     

     

     

    Suite à notre session de délibération en tant que membres du jury du Prix international de poésie Jaime Sabines / Gatien Lapointe 2020, nous soussignées, María Baranda, Coral Bracho et Laura González Durán, après avoir échangé nos points de vue quant à la qualité littéraire notoire des nombreux candidats en lice,  avons décidé, à l'unanimité, de décerner le prix au poète Paul Chamberland, auteur de Fénix integral (Poemas 1975-1987). Son livre fut traduit en espagnol est  d’Adrien Pellaumail et fut coédité par la UNAM et Les Écrits des Forges inc., dans le cadre du Programme d'Édition en Arts et Lettres et Sciences Humaines  de cette université.

    La poésie de Paul Chamberland transforme les choses les plus simples en révélation qui très souvent frôle l'obscur, le terrible, puisant pour nous la lumière, à sa source, dans la profondeur de l’âme et du cœur. 

    Il recevra donc la bourse de 100 000 pesos mexicains offerte conjointement par le Seminario de Cultura Mexicana et le 36e Festival international de la poésie.