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UN FESTIVAL EMMÊNE AU RÊVE
UN FESTIVAL EST UN RECUEIL,
UNE ANTHOLOGIE À LUI TOUT SEUL.
Derrière les mots - tout simples ou au contraire d’un usage plus rare et même parfois empreints de préciosité - on y rencontre toutes les facettes de l’art-poésie :
jeux du verbe,
bigarrure d’émotions,
force de l’engagement,
espoir d’écho,
diversité des sujets,
légèreté des propos,
essais d’exprimer l’indicible,
délicatesse des sentiments,
allusions,
non-dit,
etc…,
on découvre, on s’énerve, on proteste, on doute, on apprécie et on s’étonne de ce rassemblement chamarré, de cette richesse dans la diversité propre aux anthologies.
UN FESTIVAL EST INTERPELLATION.
Pour un poète, dire et surtout entendre dire ses propres poèmes, ouvre des horizons inattendus vers des contrées qu’il n’avait pas toujours soupçonnées. Entendre et voir interpréter des poèmes entraîne un acte-retour de réflexion sur ses propres productions, une salutaire remise en cause.
UN FESTIVAL EST UN CREUSET POUR LA FRATERNITÉ.
La provenance intercontinentale des poètes est inhérente à la confrontation de mondes et de cultures. Il est donc remarquable que tant de différences dans les savoir-être, les habitus, les goûts, les rythmes du penser et du vivre puissent s’y côtoyer. Aussi, un festival est-il sujet à vraiment induire de l’optimisme quant à l’avenir des relations humaines, car on y voit éclore l’espoir de la fraternité : fraternité de l’esprit par le compagnonnage des idées, mais aussi, fraternité d’amitiés éphémères et de fidélités plus durables.
UN FESTIVAL EST UN ÉMISSAIRE DE LA PAIX.
Il apporte la preuve magistrale que la volonté, le dynamisme et la ténacité de ses organisateurs rapprochent non seulement les poètes mais également les peuples, c’est un bon émissaire pour la paix. C’est en ce sens que :
UN FESTIVAL EMMÊNE AU RÊVE.
Au Festival International de Poésie de Trois Rivières du Québec,
À Maryse Baribeau, Gaston Bellemare et à tous les organisateurs de festivals de poésie dans le monde :
MERCI.
FRANÇOISE COULMIN, France, 2010.
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