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Vision


Pourquoi fait-on un FIP ?

Parce que nous sommes face à un problème-mur
Parce que nous croyons qu’il doit exister une solution à ce problème
Parce que, naïvement, nous pensons pouvoir le résoudre.

Premier obstacle : identifier et définir clairement pour vous et surtout pour les autres et dans tous ses détails le problème et en faire un problème mur : on va vous le demander de toute façon dans toute demande de soutien financier qui suivra si vous vous rendez jusqu’à cette étape

Deuxième obstacle : définir la solution que vous estimez valable pour résoudre le problème

Obtenir des avis externes au problème, selon les publics que vous visez
et des avis de ces publics

Vous rédigez le problème mur et la solution proposée.

Et les obstacles s’enchaînent :

  • Comment vendre la poésie à un conseil municipal ?
  • Comment la vendre à un public qui ne la lit pas et ne la trouve pas en librairie, ne voit jamais un poète à la télévision , dans les journaux artistiques, les quotidiens ?
  • Comment trouver et acheter des livres et des poètes qui sont invisibles ? Personne n’achète ce qu’il ne trouve pas facilement à la hauteur des yeux.
  • Comment expliquer l’importance de la poésie à un libraire qui n’en lit pas ?
  • Comment la vendre à des médias qui n’y comprennent rien  et qui sont là pour desservir la masse qui ne la lit pas ?
  • Comment vendre votre solution aux poètes eux-mêmes ?
  • Comment y intéresser des commanditaires ?
  • Comment trouver les sommes requises à la réalisation d’un événement portant sur un média artistique que personne ne connaît  et n’aime ?
  • Comment contrer tous les préjugés à l’égard des poètes et de la poésie ?
  • Comment vendre un événement national ou international qui ne se déroule pas à Montréal ?
  • Comment convaincre les journalistes nationaux que votre événement n’est pas régional par ce que non à Montréal ?
  • Comment devenir Capitale de la Poésie dans une petite ville ?
  • Comment communiquer la poésie à un public qui l’a détestée à l’école ?
  • Comment, envers et contre tous, convaincre tout ce monde que vous avez raison et qu’ils ne le voit pas ?
  • Comment ne pas se décourager devant de tels obstacles et des préjugés si profondément ancrés ?

Vous avez donc sur les bras d’énormes problèmes de communication à toutes les phases d’un processus de communication.

Le poète émetteur veut enfin lire son œuvre complète à un public qu’il estime présent que pour lui et non pour les autres?

Le public récepteur veut bien écouter un poète quelques minutes mais ne plus l’écouter instantanément s’il ne s’y retrouve pas.

Le public récepteur n’aime pas les campus et les salles de cours qui lui rappellent de mauvais souvenirs liés à la poésie

Un début se solution :

  • aller dire la poésie dans un lieu qu’aime fréquenter le public
  • vous devez avoir des lieux différents pour tous les publics que vous visez
  • limiter le temps de parole du poète et en garder pour le public qui ne va pas au restaurant, au café ou au bar du coin pour garder silence
  • trouver un équilibre satisfaisant pour le public entre le temps de parole et le temps de silence des 2 parties
  • toujours vendre la poésie à vos partenaires mais de façons différentes selon les objectifs économiques et culturels de vos partenaires : ville : tourisme culturel et image de notoriété ; bars : revenus, etc., poètes : un public non captif qui écoute et va peut-être l’aimer
  • médias : responsabilité non pas de parler de la poésie mais d’un événement qui attire du monde et développe la vie culturelle d’une région









Photo: Gilles Roux